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Les vitraux de la chapelle palatine

Avant que les 12 baies ne se dévoilent, laissez-vous surprendre par les 5 premières, en avant-première !

De nouveaux vitraux, pourquoi ?

La chapelle palatine du palais du Tau a longtemps été privée de vitraux figurés, les verrières anciennes ayant disparu au fil des siècles, victimes des aléas du temps et des transformations successives du monument. 

La création de nouveaux vitraux s’inscrit dans une volonté de redonner sens et cohérence à cet espace emblématique, tout en respectant son histoire

Ce projet de restauration de la chapelle permet également de renouer avec la tradition du vitrail, élément indissociable de l’architecture religieuse, en proposant une interprétation contemporaine pleinement assumée. 

Les nouveaux vitraux ne cherchent pas à reconstituer un état ancien disparu, mais à dialoguer avec l’édifice et à enrichir l’expérience des visiteurs

La chapelle palatine avant les travaux de restauration

© David Bordes / Centre des monuments nationaux

Des vitraux dessinés par Anne et Patrick Poirier

Les dessins des vitraux ont été confiés aux artistes Anne et Patrick Poirier, figures majeures de l’art contemporain. Leur travail, centré sur la mémoire, le temps et les traces du passé, trouve un écho particulier au palais du Tau, pour lequel ils ont créé un ensemble de 13 vitraux mesurant chacun 8 x 2 mètres.

Pour la chapelle palatine, les artistes ont conçu des vitraux non figuratifs, jouant sur les rythmes, les lignes et la lumière, afin de créer une atmosphère propice à la contemplation. 
Leurs compositions évoquent à la fois la spiritualité du lieu et l'histoire du monument, tout en laissant le visiteur dans une lecture sensible ouverte.

Détail d'un des vitraux dessinés par Anne et Patrick Poirier

© Anne-Sophie Daumont / Centre des monuments nationaux

La réalisation des vitraux : l'exigence d'un savoir-faire maîtrisé

La réalisation des vitraux est assurée par les Ateliers Duchemin, spécialisés dans la création et la restauration de vitraux contemporains et patrimoniaux. 

À partir des dessins des artistes, les maîtres verriers ont travaillé le verre, les couleurs et les textures afin de traduire au plus près l’intention artistique

Ce travail d’atelier met en valeur des savoir-faire traditionnels tout en les mettant au service d’une création résolument contemporaine.

Quant à la pose des premiers vitraux, elle a été réalisée par l’atelier Simon-Marq, maison emblématique du vitrail rémois. Cette intervention délicate se déroule en plusieurs étapes et permet d’intégrerles nouvelles verrières à l’architecture historique de la chapelle, dans le respect du monument. 

Une première phase s'est achevé fin janvier 2026 avec la pose de 5 premières baies
L'installation se poursuivra tout au long de l'année, pour que la création de Anne et Patrick Poirier soit déployée dans son intégralité et révélée au public lors de l'ouverture au public du palais du Tau.   

Les vitraux transformeront la perception de l’espace : la lumière deviendra un élément à part entière de la visite, révélant volumes et détails architecturaux.

La pose d'un vitrail par un maitre verrier

© Julie Limont / Centre des monuments nationaux

Les mécènes des vitraux contemporains

La création des vitraux de la chapelle palatine a été rendue possible grâce au soutien de mécènes privés et institutionnels, mobilisés autour de ce projet ambitieux. 

La délégation Champagne-Ardenne de Fondation du patrimoine accompagne cette démarche en permettant à chacun de participer, par le biais d’une souscription, à la renaissance de cet élément majeur du monument. 

Ce soutien collectif témoigne de l’attachement du public et des partenaires à la transmission du patrimoine, et souligne l’importance du mécénat dans la réalisation de projets culturels d’envergure.

Le vitrail Rose à l'Or

© Julie Limont / Centre des monuments nationaux

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